01 FLUX ET REFLUX
Concert privé, Bayreuth, août 1969
Rencontré le compositeur d’un étonnant morceau pour flûte et bande magnétique. Il s’appelle Fernand Vandenbogaerde. Jeune et doué.
(Antoine Livio – Lettre à un de ses amis, Bayreuth 19 août 1969)
 
05 MODIFICATIONS I
Maison de la Culture de Rennes, 23 novembre 1972
Modifications I est écrit pour cor et trombone et est entièrement calculé à partir des cribles établis parmi les 90 quarts de ton des tessitures du cor et du trombone. C’est une pièce très austère, vivement imprégnée de sentiments baroques, et qui étudie la transformation des sons par leur passage dans un modulateur à anneau. L’impression en demeure grave et il s’agit là de l’expression dramatique d’un compositeur qui se crée un langage original et qui pose en même temps avec acuité le problème de l’écriture contemporaine. On souhaite qu’une telle œuvre soit enregistrée pour pouvoir apporter à un plus grand nombre ce message essentiel : il est encore possible de composer de la vraie musique, même à l’époque d’une technicité accrue, en utilisant un vocabulaire nouveau.
(Paul Beusen – Clés pour la Musique, Bruxelles, 1973)
 
05 MODIFICATIONS I
Semaines de Musique Contemporaines d’Orléans, 1er mars 1971
Plus intéressante, originale et forte me paraît la création de Fernand Vandenbogaerde (né en 1946) : « Modifications I » fait partie d’une série de pièces basées sur l’étude de la transformation des sons par passage dans un modulateur à anneau. (…) La pièce de Vandenbogaerde créée à Utrecht à la fondation Gaudeamus, est entièrement calculée sur le plan des hauteurs « à partir de cribles établis parmi les 90 quarts de ton des tessitures du cor et du trombone ». Le mélange « le plus intime possible » entre les sons instrumentaux et leur propre transformation semble ici fouillé et exploré avec la plus grande rigueur et la plus grande subtilité. C’est encore une œuvre sans concession à la facilité, qui réclame de l’auditeur une écoute tendue et active, sans pour autant l’agresser. Pierre Barboteu, cor, et Camille Verdier, trombone, l’interprètent dans le même esprit d’ascèse.
(Martine Cadieu – Les Lettres Françaises, 10 mars 1971)
 
21 PROLIFERATIONS
Festival du Montparnasse, Faculté de Droit de Paris-Assas, 21 juin 1972
Un bilan de faillite pour la musique électroacoustique. Cette probité de la recherche se retrouve dans les effets de Fernand Vandenbogaerde et de (…). On sent un monde en gestation. Mais que son enfantement est difficile ! Le public attend lui aussi cette renaissance pour retrouver le chemin des concerts de musique contemporaine.
(Jean Cotté, juin 1972)
 
22 STABILE-INSTABILE
Maison de la Culture de Bourges, 27 novembre 1970 (quatrième et dernière pièce du programme)
Cette soirée devait se terminer dans le style du début, avec une pièce choc. Certainement la plus d’avant-garde, elle utilisait pleinement les possibilités de l’instrument qu’est le studio électroacoustique. La musique a empli toute la salle, sortant des murs avec une intensité toujours renouvelée, alternant instabilité et équilibre. (…) Il faut féliciter la M.C. de Bourges de permettre à de jeunes talents de s’exprimer librement et d’être un précurseur sur le terrain de la musique expérimentale.
(M.C. Georges – Le Berry, 28 novembre 1970)
 
23 DREI NACHDENKEN UBER HYMNEN AN DIE NACHT
Festival du Montparnasse, American Center, 7 juin 1971
(…) et Vandenbogaerde ont proposé des œuvres authentiques. Malheureusement, du jazz, sorti des sous-sols, des rumeurs de tams-tams montant d’un gymnase voisin où de jeunes Noirs s’adonnaient à des danses rythmiques, la répétition d’un concert qui devait avoir lieu dans la piscine attenante, ont perturbé par leurs étranges vacarmes cette exhibition électroacoustique. Perturbé ou enrichi ? Les auteurs avaient l’air furibond. Mais les auditeurs semblaient ravis de ces happenings tout à fait involontaires mais très dans le ton de cette série de manifestations.
(Jean Cotté, juin 1971)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
La pièce « Brumes » que nous proposait Fernand Vandenbogaerde représente, avant tout, une démarche expérimentale que je ne saurais juger très convaincante et dans laquelle le compositeur – sous le titre : « Structuration de l’espace-structuration du temps » – utilise les ressources techniques d’un magnétophone faisant entendre deux ou quatre bandes parallèles. La valeur strictement musicale n’apparaît guère au travers de cette tentative d’un intérêt discutable.
(Henri Jaton – Tribune de Lausanne, 28 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
Les noms ne sont pas cités mais…
Il faudrait aussi chasser définitivement de Royan tous les charlatans et les marchands de soupe, je veux dire tous ces fumistes et petits malins de la bande magnétique qui, d’année en année, continuent à nous pétrifier d’ennui et de tristesse avec leurs minables élucubrations électroacoustiques et portent le plus grand tort à l’authentique avant-garde. A ce prix, mais à ce prix seulement, le jeune recherche et l’art vivant triompheront sur les bords de la Gironde.

(Roger Tellart – La Croix, 22 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
C’est dire qu’on ne s’est pas ennuyé à Royan cette année, malgré le sérieux qui avait présidé à l’élaboration du programme. Et certes bien des choses ont changé. (…). Ainsi les procédés « dans le vent » qui consistent à gratter ou pincer (….) Ainsi des lugubres œuvres pour bande magnétique qui n’intéressent que ceux qui les coupent, les collent, et les écoutent avec le narcissisme masochiste d’un Vandenbogaerde.
(Gérard Zwang – Connaissance des Hommes, janvier 1974)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
Les pièces électroacoustiques proposées ne semblent pas avoir dépassé le stade d’une recherche sonore. Le public n’est guère attiré par cette musique, qu’il qualifie de musique mathématique et intellectuelle. Deux œuvres électroacoustiques ont, semble t-il, émergé de la masse : il s’agit de « Brumes » de Vandenbogaerde et de (…).
(David Caméo – La Charente Libre, 23 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
… et Brumes de Fernand Vandenbogaerde, pour bande magnétique, n’a guère apporté de renouvellement à ce mode d’expression dont le moins qu’on puisse dire est qu’il se réclame d’une organisation d’approche basée sur un travail sérieux et non empirique.
(Albin Jacquier – La Suisse, 23 avril 1973)
 
34 BRUMES et 35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 17 et 14 avril 1973
De jeunes français présentèrent également des œuvres intéressantes, et, parmi eux, nous citerons Fernand Vandenbogaerde qui, en particulier dans le domaine de l’électroacoustique, peut-être le plus grand espoir de la musique française.
(Tomas Marco Arriba, 13 mai 1973)
 
34 BRUMES
Festival de l’Abbaye de Beaulieu en Rouergue, 24 juillet 1976
Une très belle œuvre de F. Vandenbogaerde, « Brumes », fascinante, mystérieuse et voilée (et qui) fut peut-être la plus belle interprétation.
(Midi Libre – Montpellier 30 juillet 1976)
 
34 BRUMES
Festival de l’Abbaye de Beaulieu en Rouergue, 24 juillet 1976
Après l’entracte, consacré pour beaucoup de spectateurs (des jeunes en l’occurrence) à s’informer auprès de Vandenbogaerde des problèmes de la musique électroacoustique, on devait entendre de lui une pièce d’une qualité particulière : « Brumes » composée en 1972 à Gand et réalisée en quadriphonie.
(A.F. – La Dépêche du Midi – Toulouse, 27 juillet 1976)
 
34 BRUMES
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 16 décembre 1977
Une soirée bien faite pour aiguiser la curiosité : « Brumes » de Fernand Vandenbogaerde, avec des effets de présence et de lointain très séduisants et tragiques.
(Gérard Condé – Le Monde, 20 décembre 1977)
 
35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 14 avril 1973
J’ai aimé un peu (….), assez (…), beaucoup (….), à la folie (…), pas du tout les partitions de (…), Vandenbogaerde, (…), d’une aridité par trop ingrate , à mon goût.
(Maurice Fleuret – Le Nouvel Observateur, 21 avril 1973)
 
35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 14 avril 1973
Il est bien difficile de commenter un Festival de musique contemporaine si riche en nouveautés, néanmoins le recul aidant nous avons pu discerner des œuvres intéressantes qui méritent d’être analysées. Le concert inaugural de ce 10ème festival était confié à l’ensemble Ars Nova sous la direction de Boris de Vinogradov. Plusieurs œuvres se dégagèrent avec …… « Proliférations III » de Vandenbogaerde, œuvre pour huit instruments à cordes et clarinette, une musique suggestive et spatiale.
(David Caméo – L’Officine du Centre-Ouest, octobre 1973)
 
36 UNE ET MULTIPLE
Festival MANCA à Nice, 10 mars 1981
et les recherches électroacoustiques de Fernand Vandenbogaerde, dans un univers affolant de synthétiseurs, de bandes magnétiques
(Raphaël de Gubernatis , Le Quotidien de Paris, 13 mai 1981)
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Centre Culturel de Meylan, Maison de la Culture de Grenoble, 17 février 1978
la pièce de Fernand Vandenbogaerde faisant usage de deux pianos, dont l’un « préparé », dans une optique plus dépouillée sur le plan pianistique, plus recherchée sur le plan électroacoustique et coupée d’épisodes virtuoses un peu à la lumière de cadences.
(Louis Garde – Le Progrès de Lyon, 18 février 1978
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Semaines de Musiques Contemporaines d’Orléans, 17 mars 1974
Classicisme d’un Vandenbogaerde qui, au-delà de « Prolifération » électro-acoustiques, auxquelles il nous avait habitués lors de précédents festivals, parvient à une discrétion qui surprend et séduit.
(Florestan – La Nouvelle République du Centre-Ouest, 20 mars 1974)
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Semaines de Musiques Contemporaines d’Orléans, 17 mars 1974
Celle de Vandenbogaerde « Mouvance du temps » n’a pas été écrasée par cette double et prestigieuse proximité. L’artiste se serait-il assagi ou, plus exactement, aurait-il discipliné son inspiration pour y inclure pudeur et grâce ? Nous l’avons entendue avec un plaisir, dénué de toute réserve, confiant dans l’avenir de ce jeune compositeur qui a renoncé aux virulences de la jeunesse pour éclore à la maturité.
(Eusébius)
 
41 BHINNEKA TUNGGAL IKA
Festival d’Art Contemporain de Royan, 27 mars 1975
Fernand Vandenbogaerde, bon musicien et excellent technicien cependant, passait les admirables musiques de Java et de Bali à la moulinette d’une électroacoustique cahotante et toussotante
(Jacques Lonchampt – Le Monde, 29 mars 1975)
 
42 TEMPS MOBILE
Concert de l’Itinéraire, Paris, du 13 au 19 décembre 1974
Silence religieux pour écouter « Temps Mobile » de Vandenbogaerde, où un dispositif électroacoustique prolonge et harmonise en stridences sèches le son plein et pensif de la flûte grave.
(Jacques Lonchampt – Le Monde, décembre 1974)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Ni « Fluctuance » pour deux orchestres de Fernand Vandenbogaerde, ni (…) ne s’imposent vraiment. Partitions très écrites, très cérébrales, plus symphonique chez Vandenbogaerde, mais qui reste trop statique, trop acuité. Est-ce le contexte précis de l’écriture sur commande qui donne à bien des ouvrages créés ici leur caractère de devoir d’écolier ? Cet écueil n’est guère facile à éviter.
(Gérard Mannoni, mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Rien n’a été concluant dans ce long concert et surtout pas la commande passée par les Affaires Culturelles à Fernand Vandenbogaerde. Ses « Fluctuances » pour deux orchestres sont d’un sombre ennui.
(Pierre Petit – Le Figaro, 27 mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
A la barre, le commandant Gilbert Amy bénéficie tout d’abord d’une mer d’huile … Mais c’est en abordant aux terres inconnues, le capitaine Farhad Mechkat tenant en partie la barre, que les choses se gâtent. Les fluctuances de Fernand Vandenbogaerde mergiturent pas mal. L’harmonie y a tant d’importance que c’est à la musique de la Flotte qu’il aurait fallu faire appel. Violoncelles à bâbord et piano à tribord, c’est vers des rivages inhospitaliers que cingle le vaisseau philharmonique.
(Florence Mothe – Sud-Ouest Bordeaux, 26 mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Fluctuance du français Fernand Vandenbogaerde, est paraît-il un hommage à Bruckner : on perçoit mal pourtant, dans cette partition massive pour deux orchestres avec ses « cluster » et ses violentes percussions, ses fluctuations du temps, ce « mixage des voies » (sic.) qui devrait naître du jeu parallèle des deux ensembles.
(Jacques Mairel – Le Soir Bruxelles, 27 mars 1976)
 
47 BANDE DE MOEBIUS
Festival d’Art Contemporain de Royan, 24 mars 1976
Récital d’orgue à l’église Notre Dame (de Royan) … par le jeune Liégeois Bernard Foccroule … Là encore, grisaille, ou prétentieux cataclysmes, comme la « Bande de Moebius » de Vandenbogaerde, dont on ne voit pas pourquoi les énormes « clusters » répétés avec une éléphantesque obstination, en dialogue avec une bande magnétique, doivent s’arrêter ou continuer.
(Jacques Mairel, Le Soir Bruxelles, 28 mars 1976)
 
47 BANDE DE MOEBIUS
Festival d’Art Contemporain de Royan, 24 mars 1976
Mais ne plane pas qui veut et, la plupart du temps, les moyens employés (orchestre, ensemble instrumental, chœur, orgue), ne sont en rien ceux qu’il faudrait. Bref, le procédé reste plaqué et la symbiose ne s’opère pas. Une exception, peut-être à cause de l’intéressant mélange de la musique électronique et de l’orgue traditionnel : la « Bande de Moebius » du français Fernand Vandenbogaerde.
(Maurice Fleuret, Le Nouvel Observateur, avril 1976
 
48 FLEXIBILITE DU TEMPS
Concert de l’Ensemble l’Itinéraire, Paris 6 juin 1977
Plus animée, violente même, la pièce suivante de Fernand Vandenbogaerde – Flexibilité du Temps – pour deux groupes de huit musiciens et dispositifs électroacoustiques manipulés en direct (enregistrement et rediffusion avec un retard de dix secondes) n’est pas l’une des meilleures de ce compositeur ; s’enfermant peu à peu dans son instabilité même, elle échappe à une perception concentrée, l’écoute se disperse et se perd dans les détails.
(Gérard Condé – Le Monde, 9 juin 1977)
 
49 KALEIDOSCOPE
Rencontres de Musique Contemporaine de Metz, 19 novembre 1976
Le « Kaléidoscope » de Fernand Vandenbogaerde nous envoie tout d’abord quelques électrochocs et fait un brillant étalage de toute la panoplie ; une œuvre qui tient davantage de l’inventaire qu’elle ne suscite d’intérêt concentré sur la musique.
(G.M. – Le Républicain Lorrain Metz, 20 novembre 1976)
 
50 IMPAVID MUSIC
Cette musique sèche, précise et impavide utilise et prolonge les dispositifs imaginés par Stockhausen (dont l’influence se trahit jusque par la « germanité » de certains titres) dans un esprit d’exploration systématique et non pas d’innovation perpétuelle.
(Michel Chion et Guy Reibel « Les musiques électroacoustiques », INA/GRM, Edisud)
 
C’est suite à la parution de ce livre que j’ai réalisé, en réponse à cette allégation, « Impavid Music ». A noter que par la suite j’ai utilisé des titres en anglais, indonésien, quechua, aztèque, maya, japonais et même en français. (F.V.)
 
54a MASSES / FLUIDES
Concert de l’Ensemble Intercontemporain, Théâtre de la Ville, Paris, 26 mars 1979
Encore un bon concert, en forme de remontée dans le XXe siècle musical, à l’actif de l’Ensemble Intercontemporain. Ce fut d’abord la création de Masses/Fluides, de Fernand Vandenbogaerde, long thrène confié aux instruments les plus graves, agrémenté de deux synthétiseurs. J’entends bien que la machine « décompose » le son du cello ou du trombone. Mais pour dire quoi ? Une fanfare molle pour un morceau en forme de melon trop mûr…
(Jacques Doucelin, Le Figaro, 28 mars 1979)
 
57 MARCQ 2000 et 58 SYSTEMES SUPERPOSES II
Festival de Lille, Centre de la Culture de Marcq en Baroeul, 6 décembre 1980
Après Iannis Xénakis qui était venu à Lille pour faire expérimenter au public son extraordinaire machine à composer, un autre musicien, originaire de la région cette fois, vient dans le cadre du festival, pour proposer au public de participer directement à une création musicale. Fernand Vandenbogaerde écrit en effet, lui aussi, une musique qui utilise des instruments sophistiqués sur le plan technique, mais qui permettent aux non initiés d’intervenir dans la création. Ses deux synthétiseurs seront manipulés en direct avec l’intervention du public et ils s’harmoniseront avec le piano de Martine Joste. La création mondiale qui sera proposée ce samedi soir s’intitule « Systèmes Superposés II ». Avant cet insolite concert, Fernand Vandenbogaerde proposera une autre création : « Marcq 2000 » qui avec, un mélange de sons et des contrastes multiples, évoque le paysage urbain d’une ville des années 2000. Ce compositeur étonnant est né à Roubaix il y a 34 ans. Il est actuellement directeur du Conservatoire du Blanc-Mesnil dans la banlieue de Paris et chargé d’enseignement à l’Université de Paris XIII. Il s’intéresse particulièrement à la pédagogie musicale. Il profitera d’ailleurs de son passage dans la région, pour participer à un après-midi d’animation scolaire pendant laquelle il initiera des enfants de 3 à 10 ans à ses « jouets de l’an 2000 ». Reconnu internationalement, Fernand Vandenbogaerde est maintenant considéré comme une valeur sûre parmi les jeunes compositeurs français.
(La Voix du Nord, 6 décembre 1980)
 
59 MUSIQUE A DIX
Festival de Romans, 14 septembre 1983
Après l’entracte, venait « Musique à Dix », toujours pour instruments à vents, de Fernand Vandenbogaerde, compositeur né à Roubaix en 1946, dont la carte de visite abonde en titres impressionnants. L’auteur indique que « L’ensemble se présente comme une recherche de couleurs et d’équilibre des timbres ». Bois et cuivres sont ainsi employés avec une grande variété de combinaisons sonores, où les difficultés ne manquent pas. L’écriture très subtile s’évade du solfège traditionnel, obligeant Jean-Marc Cochereau à pratiquer une gestique particulière, qu’il a d’ailleurs parfaitement maîtrisée et l’interprétation de cette « recherche » intéressante, a dû satisfaire le compositeur, qui est venu saluer sur scène à l’appel de chef d’orchestre, et aux applaudissements du public.
(G. Junillon, L’Impartial, 24 septembre 1983)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Jeu de Miroirs de F. Vandenbogaerde sollicite beaucoup de puissance de la part de la formation des élèves. Cette pièce toute en explosions et en éclats fulgurants donne une exécution très spectaculaire, impressionnante même. Mais sa structure-succession de séquences assez monolithiques lui confère une allure un peu trop prévisible.
(M. Moulis, Les Nouvelles d’Orléans, 4 décembre 1981)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Œuvre pédagogique aussi, plus « sérieuse » et plus fouillée, le « Jeu de Miroirs » de Fernand Vandenbogaerde apparaît comme la juxtaposition un peu systématique d’ingrédients désormais classiques dans le langage contemporain. Peut-être y manque t-il le ferment qui fera lever cette pâte sonore pourtant riche ? C’est en tout cas une bonne initiation à la nouvelle pratique.
(Lionel Fédrigo, décembre 1981)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Je me permets d’ajouter que c’est ta partition que j’ai préférée dans ce programme. C’était, en effet, la mieux écrite et celle qui apportait aux élèves des éléments d’écriture nouvelle « à connaître ».
(Francis Miroglio, manuscrit, décembre 1981)