01 FLUX ET REFLUX
Concert privé, Bayreuth, août 1969
Rencontré le compositeur d’un étonnant morceau pour flûte et bande magnétique. Il s’appelle Fernand Vandenbogaerde. Jeune et doué.
(Antoine Livio – Lettre à un de ses amis, Bayreuth 19 août 1969)
 
05 MODIFICATIONS I
Maison de la Culture de Rennes, 23 novembre 1972
Modifications I est écrit pour cor et trombone et est entièrement calculé à partir des cribles établis parmi les 90 quarts de ton des tessitures du cor et du trombone. C’est une pièce très austère, vivement imprégnée de sentiments baroques, et qui étudie la transformation des sons par leur passage dans un modulateur à anneau. L’impression en demeure grave et il s’agit là de l’expression dramatique d’un compositeur qui se crée un langage original et qui pose en même temps avec acuité le problème de l’écriture contemporaine. On souhaite qu’une telle œuvre soit enregistrée pour pouvoir apporter à un plus grand nombre ce message essentiel : il est encore possible de composer de la vraie musique, même à l’époque d’une technicité accrue, en utilisant un vocabulaire nouveau.
(Paul Beusen – Clés pour la Musique, Bruxelles, 1973)
 
05 MODIFICATIONS I
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 1er mars 1971
Plus intéressante, originale et forte me paraît la création de Fernand Vandenbogaerde (né en 1946) : « Modifications I » fait partie d’une série de pièces basées sur l’étude de la transformation des sons par passage dans un modulateur à anneau. (…) La pièce de Vandenbogaerde créée à Utrecht à la fondation Gaudeamus, est entièrement calculée sur le plan des hauteurs « à partir de cribles établis parmi les 90 quarts de ton des tessitures du cor et du trombone ». Le mélange « le plus intime possible » entre les sons instrumentaux et leur propre transformation semble ici fouillé et exploré avec la plus grande rigueur et la plus grande subtilité. C’est encore une œuvre sans concession à la facilité, qui réclame de l’auditeur une écoute tendue et active, sans pour autant l’agresser. Pierre Barboteu, cor, et Camille Verdier, trombone, l’interprètent dans le même esprit d’ascèse.
(Martine Cadieu – Les Lettres Françaises, 10 mars 1971)
 
07 DICHT
Festival d’Avignon, 7 et 8 août 1969
…quelques œuvres reconnaissables dominent, dont celle du jeune Vandenbogaerde pour instruments.
(Martine Cadieu)
 
10 ANDROMAQUE
Châteauvallon, 18 et 19 août 1969
Pourtant les mots les plus cinglants étaient soulignés d’un trait de musique pathétique. Mais il faut noter que les tirades accompagnées en musique étaient le plus souvent celles d’Andromaque et d’Hermione, car leurs tons avaient besoin d’être rehaussés.
(Christiane Martini)
 
17 ANSCHLAG
A propos de la sortie du disque vinyle Point Radiant n° 1
« Anschlag » de Fernand Vandenbogaerde, révèle la personnalité la plus marquante du groupe. Ce jeune musicien fut élève de Xénakis et réalisa une étude très fouillée de « Nomos Alpha », reproduite partiellement par Xénakis dans un article de la Revue Musicale (1968). Il a appris et assimilé les techniques les plus actuelles de l’électronique avec Jean-Etienne Marie, dans la classe de mise en ondes musicales de la Schola Cantorum. Son œuvre, d’une grande véhémence, est une bande électro-acoustique basée sur le développement d’un seul effet Larsen retravaillé. Signalons que c’est également Vandenbogaerde qui a réalisé l’enregistrement du disque : il peut rivaliser avec les marques les mieux établies.
(Paul Beusen – Clés pour la Musique, février 1971)
 
17 ANSCHLAG
A propos de la sortie du disque vinyle Point Radiant n° 1
En mettant au point « Anschlag », Fernand Vandenbogaerde a voulu saisir l’auditeur à la gorge et ne plus le lâcher. Cette séquence électronique est violente, imperméable à toute tendresse. Par instants, une influence trop directe des premières musiques concrètes en émousse la portée.
(Max Pinchard – Revue du Son, n° 2015, Mars 1971)
 
17 ANSCHLAG
Concert à la Bibliothèque Municipale de Roubaix, 11 avril 1970
Avant l’entracte « Anschlag » de Vandenbogaerde, nous a plongés également dans un univers de bruits étranges et inhabituels, véritable apocalypse sonore, suggérant des impressions aussi disparates que le bombardement en piqué, le jet de lave bouillonnante et des crachotements inquiétants de fusibles court-circuités.
(La Voix du Nord, avril 1970)
 
17 ANSCHLAG
Paris, American Center le 13 novembre 1970
Enfin, « pour oreille d’acier » (la mienne en fut ébranlée) « Anschlag » de Vandenbogaerde. Œuvre d’une violence extrême, sans concession aucune, qui utilise les fréquences les plus aiguës (frappant la boîte crânienne, tandis que les graves se supportent mieux résonnant dans le ventre et les muscles). On sent que sous ces stridences suraiguës et continues, un autre monde existe, un certain rythme dans le souffle grave mais qui est, à première audition, masqué…
(Martine Cadieu – Les Lettres Françaises, 23 novembre 1970)
 
17 ANSCHLAG
Montevideo, Théâtre Circulaire, concerts des 24, 25 et 26 novembre 1970
Vandenbogaerde propose dans « Anschlag » (qui dure 12 minutes) une combinaison de décharges électrostatiques, crépitement de fusillade, bruit de vagues et télégraphe Morse, dont l’efficacité décroît au fil du temps. Cela est intéressant même si cela gagnerait à être raccourci.
(J.N. – La Mañana, 27 novembre 1970)
 
17 ANSCHLAG
Montevideo, Théâtre Circulaire, concerts des 24, 25 et 26 novembre 1970
« Anschlag » – machination ou attentat – (1970) de Fernand Vandenbogaerde (France) possède une unité dans sa conception sonore ; l’auteur a essentiellement utilisé des effets de Larsen et des sons électroacoustiques (radio). Elle a été réalisée par le Centre International de Recherches Musicales (dir. Jean-Etienne Marie).
(Ya, 26 novembre 1970)
 
17 ANSCHLAG
Montevideo, Théâtre Circulaire, concerts des 24, 25 et 26 novembre 1970
Vandenbogaerde qui doit être le compositeur électronique faisant preuve de la plus grande ingéniosité créative parmi les trois auteurs présentés (il serait trop risqué d’utiliser le mot talent) conçut avec « Anschlag » un poème impitoyable d’agressions sonores. Il se peut qu’il s’agisse d’agressions abstraites dans un monde sonore spéculatif qui n’aient rien à voir avec le bruit terrestre, sale, humain (malgré sa déshumanisation) de la guerre. Mais l’association est inévitable. L’auditeur ne peut que se sentir submergé par cette force apocalyptique, objective, qui renferme cette compacte attaque sonore, aussi bien pensée qu’exécutée.
(E.F. – El Païs, 26 novembre 1970)
 
21 PROLIFERATIONS
Paris, American Center, 13 novembre 1970
Proliférations, de Vandenbogaerde, fait dialoguer un trombone avec son ou ses doubles « projetés » par une bande magnétique, ce qui donne parfois des effets curieux et troublants.
(Jacques Lonchampt – Le Monde, novembre 1970)
 
21 PROLIFERATIONS
Paris, American Center, 13 novembre 1970
De Fernand Vandenbogaerde « Proliférations » pour un instrument (trombone) et dispositif électro-acoustique, œuvre fortement charpentée, faite de dialogues et d’échos, le soliste se multipliant et se réfractant lui-même.
(Martine Cadieu – Les Lettres Françaises, 23 novembre 1970)
 
21 PROLIFERATIONS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 février 1972
Un excellent concert du C.I.R.M.
…Pourquoi le public de ce concert est-il différent de celui des autres ? Pourquoi séparer systématiquement la musique classique et la musique contemporaine ? Je pense qu’il y a tout simplement deux musiques, la bonne et la mauvaise…
…Nous avons eu un plaisir vif à découvrir deux œuvres de Vandenbogaerde, exécutées simultanément : « Proliférations 1 » que la voix d’Irène Jarsky a magnifié en des vocalises étrangement voluptueuses qui étaient amplifiées et soutenues et harmonisées par une voix pure enregistrée. L’auditeur se sentait emporté dans les lointains où l’âme déprise d’elle-même émergerait à la vraie lumière.

(La Nouvelle République du Centre, 1er mars 1972)
 
21 PROLIFERATIONS et 29 AÏKA
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 février 1972
« Proliférations I » et « Aïka » de F. Vandenbogaerde (joués simultanément) nous firent entendre la voix navigant sur une polyphonie très complexe. Cette œuvre nous emmena dans un monde surnaturel qui possédait en plus cette attache scénique que demande souvent le public. Ce fut un spectacle visuel et sonore captivant.
(J.G. – La République du Centre, 1er mars 1972)
 
21 PROLIFERATIONS
Festival du Montparnasse, Faculté de Droit de Paris-Assas, 21 juin 1972
Un bilan de faillite pour la musique électroacoustique. Cette probité de la recherche se retrouve dans les effets de Fernand Vandenbogaerde et de (…). On sent un monde en gestation. Mais que son enfantement est difficile ! Le public attend lui aussi cette renaissance pour retrouver le chemin des concerts de musique contemporaine.
(Jean Cotté, juin 1972)
 
22 STABILE-INSTABILE
Maison de la Culture de Bourges, 27 novembre 1970 (quatrième et dernière pièce du programme)
Cette soirée devait se terminer dans le style du début, avec une pièce choc. Certainement la plus d’avant-garde, elle utilisait pleinement les possibilités de l’instrument qu’est le studio électroacoustique. La musique a empli toute la salle, sortant des murs avec une intensité toujours renouvelée, alternant instabilité et équilibre. (…) Il faut féliciter la M.C. de Bourges de permettre à de jeunes talents de s’exprimer librement et d’être un précurseur sur le terrain de la musique expérimentale.
(M.C. Georges – Le Berry, 28 novembre 1970)
 
22 STABILE-INSTABILE
Maison de la Culture de Bourges, 27 novembre 1970
Les jeunes loups de Bourges. …Quant à « Stabile-Instabile » de Fernand Vandenbogaerde, c’est tout le contraire : uniquement des sons électroniques dont l’agencement compose une architecture très abstraite, « à l’allemande ».
(Jean-Michel Damian – novembre 1970)
 
23 DREI NACHDENKEN UBER HYMNEN AN DIE NACHT
Festival du Montparnasse, American Center, 7 juin 1971
(…) et Vandenbogaerde ont proposé des œuvres authentiques. Malheureusement, du jazz, sorti des sous-sols, des rumeurs de tams-tams montant d’un gymnase voisin où de jeunes Noirs s’adonnaient à des danses rythmiques, la répétition d’un concert qui devait avoir lieu dans la piscine attenante, ont perturbé par leurs étranges vacarmes cette exhibition électroacoustique. Perturbé ou enrichi ? Les auteurs avaient l’air furibond. Mais les auditeurs semblaient ravis de ces happenings tout à fait involontaires mais très dans le ton de cette série de manifestations.
(Jean Cotté, juin 1971)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
Le concert du C.I.R.M. (Centre International de Recherches Musicales dirigé par Jean-Etienne Marie) présentait des pièces plus élaborées : …et surtout « Im anfang war das wort » et « Elégie II » (joués simultanément) de Fernand Vandenbogaerde (1946), une pièce d’une rigueur formelle qui fait penser à Boulez et qui oppose le jeu direct d’un altiste et d’un trompettiste à deux générateurs de sons sinusoïdaux et à un dispositif électro-acoustique de filtrage et de réinjection.
(Paul Beusen – La Cité, 6 avril 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
…à propos des musiques électro-acoustiques, tout d’abord : il est regrettable qu’elles aient fait figure de parent pauvre et que leur audition se soit déroulée à des heures de peu d’affluence. II est vrai que ce genre de musique se cherche encore et que l’on retrouve presque partout les mêmes constructions (cellules génératives et variations). Mentionnons cependant l’audition simultanée de deux œuvres de Fernand Vandenbogaerde, « Elégie II » (pour dispositif électroacoustique, filtrage, réinjection des sons et six manipulateurs) et « Im Anfang war das Wort » (pour deux trompettes, alto et deux générateurs), sans conteste les plus belles.
(Gilbert-Jean Faccarello – Les Nouvelles Littéraires, 10 avril 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
On a eu de très bonnes informations sur la musique électronique, (il est vrai, uniquement sur ses aspects français) par de jeunes compositeurs proches du groupe de recherches musicales de l’O.R.T.F et par le Centre International de Recherches Musicales, fondé par le compositeur Jean-Etienne Marie.
Fernand Vandenbogaerde, né en 1946, techniquement très engagé, présenta sous le titre gros de signification, « Im Anfang war das Wort » une musique concrète riche de raffinements à partir des sonorités des altos et des trompettes. En tant qu’évènement musical, la musique électronique est d’une part trop ambigüe, et d’autre part trop fade, du moins eu égard à ce que l’on peut attendre, dans le domaine de la perception, d’un public, fut-il de bonne volonté.
En tant que matériau de recherche, elle offre des aspects non encore pressentis et loin encore d’être utilisés.

(Claus Henning Bachmann, 29 avril 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
Le second concert de musique électroacoustique, organisé par le Centre International de Recherches Musicales, était le plus complexe ; il exigeait la participation d’instrumentistes.
Dans « Im Anfang was das Wort », de Fernand Vandenbogaerde (né en France en 1946), on atteignit, cette année, le sommet de la complexité. Pas moins de six techniciens (un petit orchestre) pour orienter, sous la direction du compositeur, une batterie d’appareillages électriques disposés en demi-cercle au centre de la salle. Plusieurs haut-parleurs enveloppant le public. D’un côté, dans l’une des extrémités de la salle, le violoniste (en fait un altiste. FV) Serge Collot, produisant des sons qui, une fois captés par microphone et enregistrés sur bande magnétique, étaient reproduits avec un décalage de quelques secondes par un haut-parleur placé à l’extrémité opposée. Là, le trompettiste, Louis Roquin procédait de la même façon. De telle sorte que nous entendions, du côté du violoniste (altiste !) les sons qu’il produisait à ce moment là ajoutés au son que le trompettiste produisait quelques secondes avant. Tous deux agissaient ou réagissaient l’un à l’autre à ce qu’eux-mêmes avaient joué avant, et à une bande magnétique reproduite par d’autres haut-parleurs.
Disons, en conclusion, que, aujourd’hui, on ne peut plus mettre en doute le potentiel expressif et la capacité musicale des moyens électroacoustiques de composition. Dans quelle mesure les expériences en cours satisfont-elles un critère esthétique ou s’épuisent-elles d’elles mêmes comme de simples tests de laboratoire ? Voilà une autre question. Car bien qu’il y ait, sans aucun doute, dans n’importe laquelle de ces œuvres de véritables trouvailles, aucune d’elles ne semble s’imposer pour autant comme offrant un tout équilibré. Elles manquent d’un sens de la forme.

(Mario Vieira de Carvalho – Diaro de Lisboa, 15 avril 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
…Bien peu d’autres créations peuvent prétendre à l’évènement. Habitées de motivations souvent peu compatibles, les œuvres proposées par…. F. Vandenbogaerde, …échappent cependant à l’épigonal et l’indigeste néo-académisme qui sévit dans la nouvelle génération, tout en répondant plus ou moins à l’une ou l’autre des attitudes possibles devant le problème de la musique d’aujourd’hui.
(Patrick Charles Szersnowicz – Quinzaine littéraire, Avril 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
Bien qu’aucun nom ne soit cité !
…Mais, dans la majorité des œuvres présentées aux manifestations royannaises, il faut avouer que l’intérêt général était bien bas et plutôt navrant dans son ensemble. La « qualité » (si l’on peut dire) d’une grande partie des productions fumistes est l’absence d’un métier solide acquis dans les classes traditionnelles d’écriture, et pour certains cas, une totale absence de tempérament musical. Certes, connaître les ficelles de l’écriture et de l’orchestration n’a jamais été synonyme de génie, mais permet tout au moins de présenter des œuvres de meilleure facture que certaines auditionnées lors de ces journées royannaises. Car aujourd’hui, certaines formes de musique, tels les procédés aléatoires, l’improvisation partielle ou totale, les moyens électro-acoustiques, sont, pour certains fumistes s’octroyant le titre de « compositeur », sources de facilité qui, malheureusement séduisent trop souvent un public naïf et inconscient.
(Christian Guellerin – Le Guide du Concert, 6 mai 1972)
 
31 IM ANFANG WAR DAS WORT !… et 32 ELEGIE II
Festival d’Art Contemporain de Royan, 26 mars 1972
…L’exécution simultanée de deux pièces de Fernand Vandenbogaerde (1946) qui confirme sa maîtrise du langage électronique et fait preuve d’une réelle sensibilité de musicien dans ce duel tragique de l’alto et de la trompette qui se mesurent à la bande (« Im Anfang war das Wort » et « Elégie II »).
(Article non signé)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
La pièce « Brumes » que nous proposait Fernand Vandenbogaerde représente, avant tout, une démarche expérimentale que je ne saurais juger très convaincante et dans laquelle le compositeur – sous le titre : « Structuration de l’espace-structuration du temps » – utilise les ressources techniques d’un magnétophone faisant entendre deux ou quatre bandes parallèles. La valeur strictement musicale n’apparaît guère au travers de cette tentative d’un intérêt discutable.
(Henri Jaton – Tribune de Lausanne, 28 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
Les noms ne sont pas cités mais…
Il faudrait aussi chasser définitivement de Royan tous les charlatans et les marchands de soupe, je veux dire tous ces fumistes et petits malins de la bande magnétique qui, d’année en année, continuent à nous pétrifier d’ennui et de tristesse avec leurs minables élucubrations électroacoustiques et portent le plus grand tort à l’authentique avant-garde. A ce prix, mais à ce prix seulement, le jeune recherche et l’art vivant triompheront sur les bords de la Gironde.

(Roger Tellart – La Croix, 22 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
C’est dire qu’on ne s’est pas ennuyé à Royan cette année, malgré le sérieux qui avait présidé à l’élaboration du programme. Et certes bien des choses ont changé. (…). Ainsi les procédés « dans le vent » qui consistent à gratter ou pincer (….) Ainsi des lugubres œuvres pour bande magnétique qui n’intéressent que ceux qui les coupent, les collent, et les écoutent avec le narcissisme masochiste d’un Vandenbogaerde.
(Gérard Zwang – Connaissance des Hommes, janvier 1974)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
Les pièces électroacoustiques proposées ne semblent pas avoir dépassé le stade d’une recherche sonore. Le public n’est guère attiré par cette musique, qu’il qualifie de musique mathématique et intellectuelle. Deux œuvres électroacoustiques ont, semble t-il, émergé de la masse : il s’agit de « Brumes » de Vandenbogaerde et de (…).
(David Caméo – La Charente Libre, 23 avril 1973)
 
34 BRUMES
Festival de Royan, 17 avril 1973
… et Brumes de Fernand Vandenbogaerde, pour bande magnétique, n’a guère apporté de renouvellement à ce mode d’expression dont le moins qu’on puisse dire est qu’il se réclame d’une organisation d’approche basée sur un travail sérieux et non empirique.
(Albin Jacquier – La Suisse, 23 avril 1973)
 
34 BRUMES et 35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 17 et 14 avril 1973
De jeunes français présentèrent également des œuvres intéressantes, et, parmi eux, nous citerons Fernand Vandenbogaerde qui, en particulier dans le domaine de l’électroacoustique, peut-être le plus grand espoir de la musique française.
(Tomas Marco Arriba, 13 mai 1973)
 
34 BRUMES
Montevideo, Goethe Institut, 7 juin 1978
Fernand Vandenbogaerde compositeur français de la nouvelle génération, a étudié avec Xenakis, Stockhausen, Ligeti et Messiaen. Ses œuvres les plus importantes sont : « Flux et Reflux » (1967), pour flûte et bande magnétique, « Violelect » (1969) et « Quadripole – Actif » (1970) toutes deux électroacoustiques. « Brumes » fut réalisée en 1972 dans le studio de l’Université de Gant. Selon l’auteur, c’est une œuvre conçue en fonction de la diffusion en quatre pistes. Elle consiste en quatre trames dont les durées sont inversement proportionnelles à la densité d’information qu’elles contiennent. Parmi elles se greffent deux séries d’éléments brefs, sur les quatre pistes simultanément par une distribution statistique des événements dans l’espace et dans le temps.
La formulation de « Brumes » se situe dans un courant rationaliste de la nouvelle musique où les mathématiques et la théorie de l’information priment comme éléments structurants, tendance qui non seulement peut se voir en Europe mais aussi en Amérique Latine et même au Japon. Dans ce dernier pays se démarquent trois courants musicaux fondamentaux : le traditionnel qui tente de trouver un compromis avec les sources originelles, le second qui tente la conciliation de ces éléments avec des apports européanisant, et pour finir, le plus radical, qui, bien qu’il utilise des éléments communs aux deux autres, insiste sur l’incorporation des recherches et mathématiques les plus sophistiquées.

(E.R.B. – El Païs, 12 juin 1978)
 
34 BRUMES
Festival de l’Abbaye de Beaulieu en Rouergue, 24 juillet 1976
Une très belle œuvre de F. Vandenbogaerde, « Brumes », fascinante, mystérieuse et voilée (et qui) fut peut-être la plus belle interprétation.
(Midi Libre – Montpellier 30 juillet 1976)
 
34 BRUMES
Festival de l’Abbaye de Beaulieu en Rouergue, 24 juillet 1976
Après l’entracte, consacré pour beaucoup de spectateurs (des jeunes en l’occurrence) à s’informer auprès de Vandenbogaerde des problèmes de la musique électroacoustique, on devait entendre de lui une pièce d’une qualité particulière : « Brumes » composée en 1972 à Gand et réalisée en quadriphonie.
(A.F. – La Dépêche du Midi – Toulouse, 27 juillet 1976)
 
34 BRUMES
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 16 décembre 1977
Une soirée bien faite pour aiguiser la curiosité : « Brumes » de Fernand Vandenbogaerde, avec des effets de présence et de lointain très séduisants et tragiques.
(Gérard Condé – Le Monde, 20 décembre 1977)
 

Photo janvier 2002 Martine Joste


 
35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 14 avril 1973
J’ai aimé un peu (….), assez (…), beaucoup (….), à la folie (…), pas du tout les partitions de (…), Vandenbogaerde, (…), d’une aridité par trop ingrate , à mon goût.
(Maurice Fleuret – Le Nouvel Observateur, 21 avril 1973)
 
35a PROLIFERATIONS III
Festival de Royan, 14 avril 1973
Il est bien difficile de commenter un Festival de musique contemporaine si riche en nouveautés, néanmoins le recul aidant nous avons pu discerner des œuvres intéressantes qui méritent d’être analysées. Le concert inaugural de ce 10ème festival était confié à l’ensemble Ars Nova sous la direction de Boris de Vinogradov. Plusieurs œuvres se dégagèrent avec …… « Proliférations III » de Vandenbogaerde, œuvre pour huit instruments à cordes et clarinette, une musique suggestive et spatiale.
(David Caméo – L’Officine du Centre-Ouest, octobre 1973)
 
36 UNE ET MULTIPLE
Festival MANCA à Nice, 10 mars 1981
et les recherches électroacoustiques de Fernand Vandenbogaerde, dans un univers affolant de synthétiseurs, de bandes magnétiques
(Raphaël de Gubernatis , Le Quotidien de Paris, 13 mai 1981)
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Centre Culturel de Meylan, Maison de la Culture de Grenoble, 17 février 1978
la pièce de Fernand Vandenbogaerde faisant usage de deux pianos, dont l’un « préparé », dans une optique plus dépouillée sur le plan pianistique, plus recherchée sur le plan électroacoustique et coupée d’épisodes virtuoses un peu à la lumière de cadences.
(Louis Garde – Le Progrès de Lyon, 18 février 1978
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Centre Culturel de Meylan, 17 février 1978
Un piano qui dénote. L’électroacoustique et la musique… permettez-moi de ne pas être capable de juger. Que voulez-vous ? Je ne suis qu’une française moyenne, avec une culture moyenne, et dans mon petit Larousse, à « musique » je lis : « art de combiner les sons pour qu’ils soient agréables à l’oreille ».
Vous me direz que dans mon petit Larousse, qui date un peu, le mot informatique n’existe pas. Alors je me contenterai de décrire, effarée à la pensée de ce que peut donner l’égarement d’un cerveau en « recherche ».
Vous imaginez pendant un quart d’heure, deux pianos, ouverts, entourés d’appareils bizarres, de centaines de boutons et d’autant de fils. Deux dames circulent, tapent sur les touches, balancent des cendriers dans le piano, frappent sur les parties en bois, jouent à faire crisser les ongles sur une corde métallique…

(M. Simon – Le Progrès de Lyon, 18 février 1978)
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 17 mars 1974
Classicisme d’un Vandenbogaerde qui, au-delà de « Prolifération » électro-acoustiques, auxquelles il nous avait habitués lors de précédents festivals, parvient à une discrétion qui surprend et séduit.
(Florestan – La Nouvelle République du Centre-Ouest, 20 mars 1974)
 
40 MOUVANCE DE TEMPS ET D’ESPACE
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 17 mars 1974
Celle de Vandenbogaerde « Mouvance du temps » n’a pas été écrasée par cette double et prestigieuse proximité. L’artiste se serait-il assagi ou, plus exactement, aurait-il discipliné son inspiration pour y inclure pudeur et grâce ? Nous l’avons entendue avec un plaisir, dénué de toute réserve, confiant dans l’avenir de ce jeune compositeur qui a renoncé aux virulences de la jeunesse pour éclore à la maturité.
(Eusébius)
 
41 BHINNEKA TUNGGAL IKA
Festival d’Art Contemporain de Royan, 27 mars 1975
Fernand Vandenbogaerde, bon musicien et excellent technicien cependant, passait les admirables musiques de Java et de Bali à la moulinette d’une électroacoustique cahotante et toussotante
(Jacques Lonchampt – Le Monde, 29 mars 1975)
 
41 BHINNEKA TUNGGAL IKA
Festival d’Art Contemporain de Royan, 27 mars 1975
Musique électroacoustique. Elle garde évidemment ses droits, à Royan plus qu’ailleurs. Elle continue à être la source des plus subtiles propositions sonores, mais demeure tout autant l’occasion pour beaucoup de compositeurs de nous démontrer la stérilité de leur motivation… Quant à Fernand Vandenbogaerde, il offre au public une composition « Bhinneka Tunggal Ika » inspirée des musiques orientales. L’œuvre oscille entre les références charmantes du folklore de Bali et les agacements des « bruits électroniques » les plus éculés. Tout cela est jeté pêle-mêle et l’œuvre est démesurément longue.
(Alain Jacquier – La Suisse, 2 avril 1975)
 
42 TEMPS MOBILE
Musique au Blanc-Mesnil 20 mai 1980
La flûte de Patrice Bocquillon dans une œuvre déconcertante de F. Vandenbogaerde, où le synthétiseur reprend et transforme les sons de l’instrument dans un travail « en direct » sur la matière sonore elle-même.
(Article non signé – Journal de Seine Saint-Denis, juin 1980)
 
42 TEMPS MOBILE
Concert de l’Itinéraire, Paris, du 13 au 19 décembre 1974
Silence religieux pour écouter « Temps Mobile » de Vandenbogaerde, où un dispositif électroacoustique prolonge et harmonise en stridences sèches le son plein et pensif de la flûte grave.
(Jacques Lonchampt – Le Monde, décembre 1974)
 
42 TEMPS MOBILE
Concert de l’Itinéraire, Paris, du 13 au 19 décembre 1974
L’ennui au café-concert. Comme il serait facile de truquer l’information sans mentir pour autant. Je pourrais dire du concert d’hier au Nouveau Carré, l’ancienne Gaité Lyrique, qu’il a fait salle comble. Hélas, cette salle ne peut recevoir guère plus de trente personnes. C’est le buffet, le foyer, le bistrot du théâtre. Cadre agréable, tactique : on n’est pas loin du bar. Cela aide à passer le temps. On en a besoin. Deux des œuvres entendues imposaient un remontant car elles m’ont terrassé par leur insignifiance.
Sur trente personnes il y avait une bonne dizaine de compositeurs, leur famille et trois critiques esseulés. Ce que l’on est sérieux dans la profession tout de même ! Vous me direz que de très grandes œuvres – les derniers quatuors de Beethoven par exemple – n’ont pas eu un auditoire plus grand lors de leur création et que les critiques du temps n’y ont rien compris non plus… c’est réconfortant pour nos jeunes compositeurs et devrait me plonger dans l’angoisse. Tant pis : acceptons les risques de passer pour des débiles aux yeux des générations futures.

(Jean Cotté – France-Soir, décembre 1974)
 
43 MUSIQUE PLANANTE
Musique au Blanc-Mesnil 20 mai 1980
Le « fil conducteur », leitmotiv de cette manifestation, était confié à une bande magnétique qui diffusait par intermittence le rythme un peu angoissant de la « musique planante » créée pour la circonstance par F. Vandenbogaerde.
(Article non signé – Journal de Seine Saint-Denis, juin 1980)
 
44 HELICOIDE
Festival Automne de Varsovie 2001
Dans la première partie Martine Joste a joué sur un piano accordé en micro-tons (avec un clavier normal, mais avec un intervalle de 1/16ème de ton entre chaque note, au lieu d’un demi ton habituel, ce qui réduit l’échelle dans le registre central du piano.
Quel instrument curieux, et quelle littérature pianistique curieuse écrite pour ce piano. L’abus insupportable des clusters de 16ème de ton (un supplice), une forme disgracieuse niant toutes les lois fondamentales de la perception, l’ensemble a été réalisé avec respect pour « l’œuvre », pire, avec ambition pour une interprétation sérieuse !
Ici on frappait sur les notes voisines, le plus possible, avec une règle. Une musique hautaine. Vous vous souvenez de la « Berceuse » de Panufnik. C’était une belle œuvre ! Mais dans le studio d’Osiecka, lorsque F Vandenbogaerde (« Hélicoïde » pour piano et bande – 1975) a trouvé une seule tournure mélodique réussie, il l’a répétée 300 fois (peut-être 700 ?), pour que nous la retenions.

(Ruch Muzyczny, 11 novembre 2001)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Ni « Fluctuance » pour deux orchestres de Fernand Vandenbogaerde, ni (…) ne s’imposent vraiment. Partitions très écrites, très cérébrales, plus symphonique chez Vandenbogaerde, mais qui reste trop statique, trop acuité. Est-ce le contexte précis de l’écriture sur commande qui donne à bien des ouvrages créés ici leur caractère de devoir d’écolier ? Cet écueil n’est guère facile à éviter.
(Gérard Mannoni, mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Rien n’a été concluant dans ce long concert et surtout pas la commande passée par les Affaires Culturelles à Fernand Vandenbogaerde. Ses « Fluctuances » pour deux orchestres sont d’un sombre ennui.
(Pierre Petit – Le Figaro, 27 mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
A la barre, le commandant Gilbert Amy bénéficie tout d’abord d’une mer d’huile … Mais c’est en abordant aux terres inconnues, le capitaine Farhad Mechkat tenant en partie la barre, que les choses se gâtent. Les fluctuances de Fernand Vandenbogaerde mergiturent pas mal. L’harmonie y a tant d’importance que c’est à la musique de la Flotte qu’il aurait fallu faire appel. Violoncelles à bâbord et piano à tribord, c’est vers des rivages inhospitaliers que cingle le vaisseau philharmonique.
(Florence Mothe – Sud-Ouest Bordeaux, 26 mars 1976)
 
46 FLUCTUANCE
Festival d’Art Contemporain de Royan, 22 mars 1976
Fluctuance du français Fernand Vandenbogaerde, est paraît-il un hommage à Bruckner : on perçoit mal pourtant, dans cette partition massive pour deux orchestres avec ses « cluster » et ses violentes percussions, ses fluctuations du temps, ce « mixage des voies » (sic.) qui devrait naître du jeu parallèle des deux ensembles.
(Jacques Mairel – Le Soir Bruxelles, 27 mars 1976)
 
47 BANDE DE MOEBIUS
Festival d’Art Contemporain de Royan, 24 mars 1976
Récital d’orgue à l’église Notre Dame (de Royan) … par le jeune Liégeois Bernard Foccroule … Là encore, grisaille, ou prétentieux cataclysmes, comme la « Bande de Moebius » de Vandenbogaerde, dont on ne voit pas pourquoi les énormes « clusters » répétés avec une éléphantesque obstination, en dialogue avec une bande magnétique, doivent s’arrêter ou continuer.
(Jacques Mairel, Le Soir Bruxelles, 28 mars 1976)
 
47 BANDE DE MOEBIUS
Festival d’Art Contemporain de Royan, 24 mars 1976
Mais ne plane pas qui veut et, la plupart du temps, les moyens employés (orchestre, ensemble instrumental, chœur, orgue), ne sont en rien ceux qu’il faudrait. Bref, le procédé reste plaqué et la symbiose ne s’opère pas. Une exception, peut-être à cause de l’intéressant mélange de la musique électronique et de l’orgue traditionnel : la « Bande de Moebius » du français Fernand Vandenbogaerde.
(Maurice Fleuret, Le Nouvel Observateur, avril 1976
 
48 FLEXIBILITE DU TEMPS
Concert de l’Ensemble l’Itinéraire, Paris 6 juin 1977
Plus animée, violente même, la pièce suivante de Fernand Vandenbogaerde – Flexibilité du Temps – pour deux groupes de huit musiciens et dispositifs électroacoustiques manipulés en direct (enregistrement et rediffusion avec un retard de dix secondes) n’est pas l’une des meilleures de ce compositeur ; s’enfermant peu à peu dans son instabilité même, elle échappe à une perception concentrée, l’écoute se disperse et se perd dans les détails.
(Gérard Condé – Le Monde, 9 juin 1977)
 
49 KALEIDOSCOPE
Rencontres de Musique Contemporaine de Metz, 19 novembre 1976
Le « Kaléidoscope » de Fernand Vandenbogaerde nous envoie tout d’abord quelques électrochocs et fait un brillant étalage de toute la panoplie ; une œuvre qui tient davantage de l’inventaire qu’elle ne suscite d’intérêt concentré sur la musique.
(G.M. – Le Républicain Lorrain Metz, 20 novembre 1976)
 
50 IMPAVID MUSIC
Cette musique sèche, précise et impavide utilise et prolonge les dispositifs imaginés par Stockhausen (dont l’influence se trahit jusque par la « germanité » de certains titres) dans un esprit d’exploration systématique et non pas d’innovation perpétuelle.
(Michel Chion et Guy Reibel « Les musiques électroacoustiques », INA/GRM, Edisud)
 
C’est suite à la parution de ce livre que j’ai réalisé, en réponse à cette allégation, « Impavid Music ». A noter que par la suite j’ai utilisé des titres en anglais, indonésien, quechua, aztèque, maya, japonais et même en français. (F.V.)
 
54a MASSES / FLUIDES
Concert de l’Ensemble Intercontemporain, Théâtre de la Ville, Paris, 26 mars 1979
Encore un bon concert, en forme de remontée dans le XXe siècle musical, à l’actif de l’Ensemble Intercontemporain. Ce fut d’abord la création de Masses/Fluides, de Fernand Vandenbogaerde, long thrène confié aux instruments les plus graves, agrémenté de deux synthétiseurs. J’entends bien que la machine « décompose » le son du cello ou du trombone. Mais pour dire quoi ? Une fanfare molle pour un morceau en forme de melon trop mûr…
(Jacques Doucelin, Le Figaro, 28 mars 1979)
 
57 MARCQ 2000 et 58 SYSTEMES SUPERPOSES II
Festival de Lille, Centre de la Culture de Marcq en Baroeul, 6 décembre 1980
Après Iannis Xénakis qui était venu à Lille pour faire expérimenter au public son extraordinaire machine à composer, un autre musicien, originaire de la région cette fois, vient dans le cadre du festival, pour proposer au public de participer directement à une création musicale. Fernand Vandenbogaerde écrit en effet, lui aussi, une musique qui utilise des instruments sophistiqués sur le plan technique, mais qui permettent aux non initiés d’intervenir dans la création. Ses deux synthétiseurs seront manipulés en direct avec l’intervention du public et ils s’harmoniseront avec le piano de Martine Joste. La création mondiale qui sera proposée ce samedi soir s’intitule « Systèmes Superposés II ». Avant cet insolite concert, Fernand Vandenbogaerde proposera une autre création : « Marcq 2000 » qui avec, un mélange de sons et des contrastes multiples, évoque le paysage urbain d’une ville des années 2000. Ce compositeur étonnant est né à Roubaix il y a 34 ans. Il est actuellement directeur du Conservatoire du Blanc-Mesnil dans la banlieue de Paris et chargé d’enseignement à l’Université de Paris XIII. Il s’intéresse particulièrement à la pédagogie musicale. Il profitera d’ailleurs de son passage dans la région, pour participer à un après-midi d’animation scolaire pendant laquelle il initiera des enfants de 3 à 10 ans à ses « jouets de l’an 2000 ». Reconnu internationalement, Fernand Vandenbogaerde est maintenant considéré comme une valeur sûre parmi les jeunes compositeurs français.
(La Voix du Nord, 6 décembre 1980)
 
59 MUSIQUE A DIX
Festival de Romans, 14 septembre 1983
Après l’entracte, venait « Musique à Dix », toujours pour instruments à vents, de Fernand Vandenbogaerde, compositeur né à Roubaix en 1946, dont la carte de visite abonde en titres impressionnants. L’auteur indique que « L’ensemble se présente comme une recherche de couleurs et d’équilibre des timbres ». Bois et cuivres sont ainsi employés avec une grande variété de combinaisons sonores, où les difficultés ne manquent pas. L’écriture très subtile s’évade du solfège traditionnel, obligeant Jean-Marc Cochereau à pratiquer une gestique particulière, qu’il a d’ailleurs parfaitement maîtrisée et l’interprétation de cette « recherche » intéressante, a dû satisfaire le compositeur, qui est venu saluer sur scène à l’appel de chef d’orchestre, et aux applaudissements du public.
(G. Junillon, L’Impartial, 24 septembre 1983)
 
59 MUSIQUE A DIX
Festival de Romans, 14 septembre 1983
« Musique à dix », une création originale mais d’accès difficile de Fernand Vandenbogaerde.
(Claude Bandiere – Le Dauphiné Libéré, 16 septembre 1983)
 
59 MUSIQUE A DIX
Berne (Suisse), 21 mars 1999
…Les instrumentistes à vent se sont ensuite emparés de « Musique à Dix » du compositeur français de 53 ans Fernand Vandenbogaerde. Il y avait là des plans sonores rigides qui alternaient avec des reliefs sonores aux arêtes vives. Les huit sections n’avaient pas le même pouvoir d’évocation et tous les instrumentistes ne se sont pas appropriés avec la même vigueur les sommets dynamiques et expressifs de cette composition. Mais, dans l’ensemble, ce qui a été présenté avec cette composition était une œuvre sonore animée et diversifiée.
(Article non signé – Der Bund, 23 mars 1999)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Jeu de Miroirs de F. Vandenbogaerde sollicite beaucoup de puissance de la part de la formation des élèves. Cette pièce toute en explosions et en éclats fulgurants donne une exécution très spectaculaire, impressionnante même. Mais sa structure-succession de séquences assez monolithiques lui confère une allure un peu trop prévisible.
(M. Moulis, Les Nouvelles d’Orléans, 4 décembre 1981)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Œuvre pédagogique aussi, plus « sérieuse » et plus fouillée, le « Jeu de Miroirs » de Fernand Vandenbogaerde apparaît comme la juxtaposition un peu systématique d’ingrédients désormais classiques dans le langage contemporain. Peut-être y manque t-il le ferment qui fera lever cette pâte sonore pourtant riche ? C’est en tout cas une bonne initiation à la nouvelle pratique.
(Lionel Fédrigo, décembre 1981)
 
60 JEU DE MIROIRS
Semaines de Musique Contemporaine d’Orléans, 28 novembre 1981
Je me permets d’ajouter que c’est ta partition que j’ai préférée dans ce programme. C’était, en effet, la mieux écrite et celle qui apportait aux élèves des éléments d’écriture nouvelle « à connaître ».
(Francis Miroglio, manuscrit, décembre 1981)
 
70 CYCLANES
Montevideo, Institut Bertolt Brecht, 28 avril 1989
…et la première uruguayenne de « Cyclanes » du français Fernand Vandenbogaerde (1946), sans doute, et cette œuvre le confirme à nouveau, le plus remarquable compositeur de musique électroacoustique de son pays. Fantaisie, originalité timbrique et une grande force expressive s’appuient ici sur une réalisation technique impeccable et complexe.
(Graciela Paraskevaidis – Brecha, 12 mai 1989)
 
76 QUIRIGUA
Radio-France, cycle Acousmatique INA/GRM, 8 février 1991
Quirigua de Fernand Vandenbogaerde fait dialoguer les percussions et la bande magnétique, mais d’une manière différente de celle de (….), créée en juin dernier. Ici, pas de SYTER, mais la bande utilise des sons de percussions transformés et le plus souvent méconnaissables. Le titre renvoie à l’écriture des Mayas. Peut-on voir dans cette pièce une liturgie de la cruauté ? C’est ce que semblerait indiquer le début, avec ses interventions agressives des instruments, avec ce souffle répétitif de la bande. Sans être nullement narratif ou programmatique, Quirigua est cependant évocateur. D’ailleurs, à la grande époque de l’écriture pour percussions, dans les années 60-70, on ne pouvait les utiliser sans créer aussitôt des sons « dépaysants ». Ainsi, la section centrale a-t-elle un petit côté orientalisant, avec de jolis effets de cloches, et la fin toujours tissée de cloches et de marimbas rappelle les couleurs d’un certain Messiaen. Mais il faut aller plus loin et remarquer, outre le beau travail d’orchestration (transition du « sombre » au « clair » aux trois-quarts de l’œuvre), la rigueur et l’équilibre de la forme qui donnent l’impression d’une parfaite cohérence sans tomber dans la simplicité, la lisibilité jamais compromise de l’ensemble, grâce à la mise en place de signaux-repères de tous ordres.
(Jacques Bonnaure – La Lettre du Musicien, supplément au n°100)
 
Petite remarque : les sons de la bande magnétique sont uniquement des sons électroniques et non pas des sons de percussions. F.V.